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32èmes Hivernales
D’ici et de là-bas…
du 13 au 20 février
…Loin de Rachid Ouramdane, Vu de Hafiz Dhaou et Aïcha M’Barek, Poussière de sang de salia nï seydou, Manta de Héla Fattoumi & Eric Lamoureux… Après avoir vu beaucoup de pièces chorégraphiques, j’ai constaté que chaque fois que j’étais sensiblement touché, le chorégraphe et/ou l’interprète étaient d’origine africaine…
Le coeur de la création chorégraphique se serait-il déplacé vers le continent africain ? La force des oeuvres, l’inventivité de la danse, la présence des interprètes, leur maîtrise du langage de la danse contemporaine occidentale, troublent au point de le penser…
A travers une danse originale, portée par des interprètes virtuoses, en pleine maîtrise de leur art, les artistes africains nous font découvrir leur univers. Ils placent au coeur de leurs oeuvres les préoccupations de leur temps, de leurs pays. Les chorégraphes et danseurs africains persistent à se faire entendre. Ils tracent leur propre chemin en proposant leur perception du monde. Ils participent à la transmission d’un message universel. Maintes fois donné pour mort, ce continent résiste. Loin des traités et des accords internationaux, je vous propose cette année une nouvelle carte du Monde, recomposée avec la danse d’artistes africains nés là-bas travaillant ici, mais aussi à des artistes issus de l’immigration travaillant ici et montrant leur travail là-bas puisque, comme le disait Paul Virilio, “Les nouveaux sédentaires sont ceux qui sont partout chez eux”…
Emmanuel Serafini
Directeur
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