Histoire


Les origines

XIIe et XIIIe

XIVe

XVe au XVIIIe

XIXe et XXe

Le blason

Le Rhône

Les remparts

Le nom d'Avignon

Les gens célèbres
Les armoiries d'Avignon
   
PORTE : de gueules, à trois clefs d’or, posées en fasces. L’écu soutenu par deux gerfauts, avec cette devise : UNGUIBUS ET ROSTRO (à bec et griffes).

La ville d’avignon a porté plusieurs armoiries. La première était une ville carrée, enceinte de murailles, formées de pierres de taille, à créneaux bâtis à l’antique.

Appartenant au Saint Empire romain germanique, cette ville ajoute vers 1120 à ses armoiries un aigle ou gerfaut. On voit alors sur le sceau des consuls : quatre bustes vêtus d’un manteau boutonné sur une épaule avec l’inscription : “SIGILLUM CONSULUM AVINIONENSIUM” et au revers, un aigle déployé avec ces mots : “GIRFALCUS”.

Ces armoiries, Avignon les conserve jusqu’à l’avènement du Pape Clément VI lequel ayant acheté cette ville en 1348 voulut en changer le blason et remplaça l’aigle par trois clefs d’or, sur un champ de gueules. Il choisit de préférence des clefs, parce que ce symbole, comme aujourd’hui, appartenait pour ainsi dire au Saint-Siège (deux clefs liées en sautoir), et le nombre de trois parce qu’il y avait alors pour gouverner la ville, trois syndics, que le Pape Sixte IV permit, peu de temps après, d’appeler consuls.

Cependant les Avignonnais ne voulurent pas ainsi, abandonner entièrement leur ancien écusson, et surtout le gerfaut, souvenir des empereurs germaniques, qui leur auraient permis de s’établir en République. Ils réclamèrent auprès du Saint-Siège qui les autorisa à prendre deux aigles (ou gerfauts) pour support, avec la devise : “UNGUIBUS ET ROSTRO”. Celle-ci montre la volonté de tous de préserver les libertés municipales.

On a prétendu que les grelots attachés aux pieds des gerfauts voulaient signifier l’attention et la surveillance que les consuls devaient avoir sur les intérêts de la ville, et que leur bruit devait les tenir éveillés pour maintenir la tranquillité de leur cité et sauvegarder l’indépendance avignonnaise (1).

Le 11 novembre 1948, Avignon a reçu une citation à l’ordre de la division. Cette distinction comporte l’attribution de la croix de guerre avec étoile d’argent. Depuis, cette décoration figure sur les armoiries de la Ville.

L’interprétation des trois clefs est un élément fort discuté par les archéologues et historiens. Elles restent actuellement une énigme. L’interprétation “officielle” reste celle citée plus haut. Cependant, en 1883, Louis Blancard en proposait une autre. Les trois clefs ne seraient que l’addition de la clef que l’on retrouve sur les anciennes monnaies de la Commune, celle-ci étant considérée comme l’attribut essentiel de la souveraineté communale, aux deux clefs pontificales dont la disposition initiale (en sautoir) aurait été modifiée, “car en groupant la clef communale et les clefs pontificales dans le même écu, il était assez naturel qu’on ne conservât pas à celles-ci leur disposition ordinaire (2).

(1) Louis de BRESC : Armoiries des communes de Provence. Laffitte Reprints.
(2) Louis BLANCARD : Sur les armoiries d’Avignon Congrès Archéologique1883.

les blasons de la Ville d'Avignon

 Rechercher    english version    version espanola    suivez le guide