Histoire


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Le Rhône

Les remparts

Le nom d'Avignon

Les gens célèbres
Les personnages célèbres d'Avignon
   


La ville d’Avignon a été le lieu de naissance ou le refuge de nombreux personnages : l’histoire, la politique, la littérature et les arts ont en effet perpétué de façon parfois inattendue le renom de la cité pontificale.

Avignon, comme lieu de naissance

Théodore AUBANEL (1829-1886)
L’un des " Sept de Fontségugne ", fondateurs du Félibrige. Grand poète de l’amour, héritier des troubadours, ce poète lyrique et dramatique a laissé une oeuvre très riche : " la grenade entrouverte ", " le pain du péché ", " les filles d’Avignon ". Maison natale dans l’ancienne rue St-Marc, siège de l’imprimerie paternelle, " seul imprimeur de Sa Sainteté ". Tombe au cimetière St-Véran.

Monseigneur Etienne de BOULOGNE (1747-1825)
Né rue Petite Fusterie, baptisé non loin dans l’église St-Agricol, il fut chapelain et aumônier de Napoléon 1°. Evêque de Troyes et baron d’Empire en 1808, Pair de France et Comte en 1822, il est l’un des premiers orateurs sacrés de son temps.

Henri BOSCO (1888-1976)
L’écrivain chantre de la Provence, est né dans le quartier de la Carreterie. On lui doit L’Ane Culotte, le Mas Théotime, l’Enfant et la rivière
.

Pierre BONDON
Sculpteur et architecte qui oeuvra, au XVIII°s, à l’Hôtel de Villeneuve-Martignan (musée Calvet) et à la façade de la chapelle des Pénitents Noirs. Vécut au n°33 de la rue Bonneterie.

Pierre BOULLE (1912-1994)
Ecrivain, auteur du célèbre Pont de la Rivière Kwaï, et de la non moins célèbre Planète des singes. Sa maison natale est visible rue des Etudes. Il évoque son enfance avignonnaise dans " L’Ilon ".

Jean BRUNET (1823-1894)
L’un des " Sept de Fontségugne ", fondateurs du Félibrige.Poésies, recueil de proverbes provençaux.

Esprit CALVET (1728-1810)
Médecin des hôpitaux de la ville, il fait don de sa prestigieuse bibliothèque, de ses collections d’antiques et de médailles, de ses nombreux ouvrages, à l’origine de l’actuel musée qui porte son nom et de la bibliothèque municipale. Enterré dans le petit cimetière du Rocher des Doms (désaffecté en 1843) puis transféré dans le jardin du musée. Il vécut dans la rue Chiron au quartier de la Balance.

Jean DUPRAT
Négociant en soies, né le 22 décembre 1760, soupçonné d’avoir participé aux funestes massacres de la Glacière.
Il est élu maire de la ville le 12 juin 1792, député des Bouches du Rhône à la Convention le 8 septembre 1792 : à la première séance, le 21 septembre, il vote l’abolition de la royauté et la proclamation de la République. Il est guillotiné à Paris, avec ses amis girondins, le 22 brumaire an II (30 octobre 1793).
Son frère aîné,
Jean-Baptiste, né le 21 mars 1752, colonel de la Garde nationale, puis adjudant général de l ‘armée d’Italie (11 germinal an III), est plus modéré.
Devenu général, il sera tué à la bataille de Wagram (1809). Il laisse son nom au Palais des Papes transformé en caserne de 1881 à 1906.
Les frères Duprat vécurent dans la rue de la Grande Fusterie.

Madame FAVART (1727-1772)
Actrice et cantatrice célèbre, de son vrai nom Justine du Ronceray, elle épouse le directeur de l’Opéra-Comique, théâtre qui portera désormais son nom, la salle Favart.


Claude FIRMIN (1864-1944)
Peintre

Le chevalier Jean-Charles de FOLARD (1669-1752)
Surnommé " le Végèce moderne ", auteur de plusieurs ouvrages de stratégie militaire.

La marquise de GANGES (1635-1667)
Diane de Joannis de Châteaublanc de Roussan connaît une destinée tragique. Mariée en premières noces à un officier de galère, Dominique de Castellane d’Ampus, qui disparaît dans un naufrage, elle épouse ensuite le marquis de Ganges, avant d’être assassinée par ses deux beaux-frères, l’abbé et le chevalier de Ganges. Elle fut peinte par Mignard.

Pierre GRIVOLAS (1823-1906)
Peintre de scènes de genre, paysages et portraits comtadins, il s’illustre dans de nombreux Salons de 1864 à 1884. Directeur de l’Ecole des Beaux-Arts en 1878. Oeuvres au musée Calvet. Sa tombe est visible au cimetière St-Véran.

Antoine LE MOITURIER (1425-1493)
L’un des grands sculpteurs gothiques dont le chef-d’oeuvre, un retable monumental pour le maître-autel de l’église St-Pierre, a presque entièrement disparu, recouvert au XVII°s, par des boiseries dorées. Neveu d’un autre grand sculpteur, Jacques Morel, il travailla également à Dijon au tombeau de Jean sans Peur. Vécut rue de la Peyrolerie.

Olivier MESSIAEN (1908-1992)
Né en 1908 à l’angle de l’Arrousaire et du boulevard Sixte-Isnard (sa maison a disparu pendant les bombardements de 1944). Son nom a été donné au Conservatoire de musique qu’il vint lui-même honorer.

Pierre MIGNARD (1640-1725)
Fils du peintre Nicolas Mignard. Peintre et architecte, il est membre de l’Académie royale d’architecture lorsqu’il revient dans sa ville natale. A la mort de son père en 1668, il hérite de sa maison et du jeu de paume voisin, rue de la Bouquerie. Tombeau dans l’église St-Agricol.

François PALASSE (1717-1790)
Peintre, auteur de nombreux tableaux d’église dont le Saint-Jean Porte latine qui orne le siège de l’Académie de Vaucluse installée dans la maison natale de la famille Palasse, rue Galante.

Pierre PARROCEL (1670-1739)
Peintre, héritier d’une dynastie de peintres, dont les tableaux ornent différents musées et chapelles de la ville. Maison natale rue Cassan.

Jules François PERNOD (1827-1916)
Industriel de la garance, il se reconvertit, à la découverte des colorants artificiels, dans la distillation de l’alcool et crée la société Pernod père et fils dans son usine de Montfavet. Son fils, Jules Félix, véritable inventeur du pastis, dépose en 1918 la marque Anis Pernod.

Guillaume PUY (1751-1820)
Plusieurs fois maire de sa ville natale et durant presque tout le premier Empire, son action municipale fut exemplaire, moderne et entreprenante ( il crée un Bureau de Bienfaisance en 1800, des maisons d’instruction primaire, une Ecole de dessin en 1801, il fait paver les rues). Surnommé le " maire-modèle " par Napoléon qui lui décerne la Légion d’Honneur.

Esprit REQUIEN (1788-1851)
Illustre bienfaiteur du musée Calvet dont il fut administrateur pendant 34 ans, il lègue ses collections au musée d’histoire naturelle qui, depuis, porte son nom. Dans sa maison natale sise rue Cassan (c’est la tannerie paternelle), il reçoit son excellent ami Prosper Mérimée (correspondance célèbre publiée en 1898) et artistes et écrivains de passage comme Horace Vernet, Ampère ou Liszt. Tombe au cimetière St-Véran.
On doit à Esprit Requien et Prosper Mérimée la conservation des remparts destinés en 1846, à être en partie démolis au profit du passage de la voie ferrée...

François de ROYERS DE LA VALFENIERE (1575-1667)
Architecte dont la notoriété dépasse les limites du Comtat Venaissin, édifia la plupart des bâtiments de sa ville natale : chapelle du collège des Jésuites (actuel musée lapidaire), chapelle de la Visitation, Hôtel de Montaigu, chapelle du couvent des Ursulines royales (dans la " Maison du roi René "), le Noviciat des Jésuites (Hospice St-Louis); au couvent des Célestins : la chapelle du Bienheureux Pierre de Luxembourg (disparue); à Villeneuve-les Avignon : la porte d’entrée de la clôture de la Chartreuse.

Paul SAÏN (1853-1908)
Peintre qui s’illustra dans de nombreux salons (1879, 1887, 1889, 1890, 1892). Il peint les bords du Rhône, la campagne normande. Tombe au cimetière St-Véran.

Joseph VERNET (1714-1789)
Illustre peintre de marines. Dynastie de peintres renommés, de Antoine son père, à Carle, puis Horace, ses fils et petits-fils qui vinrent en personne inaugurer en 1826 la Galerie Vernet au musée Calvet. Maison natale au 17 de la rue Bonneterie.

Agricol VIALA (1780-1793)
Héros d’un épisode tragique, durant l’insurrection girondine, sur les bords de la Durance. Avignon ayant pris parti pour la Convention, les fédéralistes marseillais sont quelques temps tenus à distance grâce au sacrifice du jeune Viala qui tente de couper les câbles des pontons (6 juillet 1793). Dans une lettre à Robespierre, son oncle, le député Agricol Moureau, relate les faits.

Plus près de nous, AVIGNON est aussi la ville natale de

Jean ALESI
Pilote automobile (Formule 1), 123 Grands Prix, une victoire (vainqueur du Grand Prix du Canada en 1995).

Yves BERGER
Ecrivain récompensé par de nombreux prix littéraires. Membre du Conseil Supérieur de la langue française (1994), directeur littéraire des éditions Grasset, il sait conjuguer sa passion des grands espaces américains et des peuplades indiennes (Le Sud, Le fou d’Amérique, La pierre et le saguaro) à sa vision d’une nature enfin préservée (Le Monde après la pluie).

Bernard KOUCHNER
Médecin gastro-entérologue, co-fondateur de Médecins sans frontières en 1971, puis Médecins du monde en 1980. Secrétaire d’Etat à l’Action humanitaire en 1988, à la Santé en 1992 et en 1997.

Jean-Claude MALGOIRE
D’abord instrumentiste soliste (hautbois), il devient chef d’orchestre en 1974. Attiré par la musique baroque (il crée l'ensemble
La Grande Ecurie et la Chambre du Roy), il se tourne ensuite vers le répertoire classique et romantique. Depuis 1981, il dirige l’Atelier lyrique de Tourcoing (région Nord-Pas de Calais).

Mireille MATHIEU
Artiste de variétés, ambassadrice de la chanson française.

Avignon, comme lieu de repos éternel

Le maréchal BRUNE (en 1815)
Dramatique épisode de la Terreur Blanche. Assassiné par des émeutiers le 2 août 1815 dans l’Hôtel du Palais Royal, au 21 de la place Crillon. Son corps fut jeté dans les eaux du Rhône proche. Le lendemain, les troupes autrichiennes pénètrent dans le département.

Alain CHARTIER (en 1449)
Ecrivain et poète, secrétaire du roi Charles VII qui lui confia quelques missions. Il vint mourir en Avignon en 1449. Sa tombe, dans l’église de St-Antoine, a disparu.

Camille CLAUDEL (en 1943)
Sculpteur de talent, soeur de Paul Claudel. Elle est internée en 1913 à l’asile de Montdevergues (Montfavet) où elle meurt le 19 octobre 1943. Sa tombe a disparu.

Pierre de COHORN (en 1479)
Noble suédois, chambellan et chef des armées du roi Christian I°. Exilé à la suite d’un duel, il se réfugie dans la piété à Montfavet où il meurt en 1479. Sa tombe, placée à l’origine dans la chapelle du couvent des Dominicaines créé par le cardinal d’Espagne en 1346, fut transférée dans l’église de Montfavet où elle est toujours visible.

Nicolas FROMENT (en 1483)
Le peintre du roi René habite quelques temps (de 1468 à 1472) une demeure sise place du Puits-des-Boeufs, non loin de la place de l’Horloge. S’il ne subsiste rien du décor peint à la demande du roi René pour sa demeure (un " combat des naves turquesques et chrestiennes ", des verrières) on a retrouvé cependant en 1873 un plafond de bois peint du XV° siècle orné d’un bestiaire animalier et des blasons conjoints de René d’Anjou et Jeanne de Laval, sous la voûte de la chapelle des Ursulines royales (postérieure).

Francesco LAURANA (en 1502)
Sculpteur et médailleur d’origine dalmate qui travailla entre autres pour le roi René. Ses oeuvres les plus connues sont le bas-relief ornant la façade de l’ancienne Maison commune et figurant une allégorie du " Bon gouvernement " (disparu) et surtout, le retable du Portement de croix commandé par le roi René en 1478 pour orner le grand autel de l’église des Célestins (visible dans l’église St-Didier, copie au Palais des papes). Venu se fixer à Avignon, il y meurt en 1502. Sa tombe, dans la chapelle Notre-Dame-la-Belle, près des Augustins, a disparu à la fin du XVI°s.

Pierre de LUXEMBOURG (en 1387)
C’est en 1387 que le jeune cardinal lorrain meurt en odeur de sainteté, à dix-neuf ans. Enterré modestement et par humilité dans le petit cimetière de St-Michel, des miracles ne tardent pas à se produire sur sa tombe. Le pape Clément VII demande alors la construction d’un couvent dont la première pierre est posée en 1394 par le roi Charles VI accompagné de son frère le duc d’Orléans et de ses oncles les ducs de Berry et de Bourgogne : le couvent des Célestins est l’un des plus beaux de la ville. Dans l’église St-Pierre, sont conservés la dalmatique et le chapeau cardinalice du Bienheureux.

Simone MARTINI (vers 1344)
L’un des plus grands peintres siennois du XIV°s. appelé à Avignon par le cardinal Stefaneschi en 1339. Il décore le porche extérieur de la cathédrale Notre-Dame des Doms (peintures déposées au Palais des papes). Il meurt vers 1344.

Stuart MILL (en 1873)
Philosophe et économiste anglais venu s’établir en France en 1858 afin de soigner la santé chancelante de son épouse. Celle-ci décédée et enterrée au cimetière St-Véran, il achète une maison sur la route du Pont-des-Deux-Eaux et consacre la fin de sa vie au souvenir de son épouse qu’il rejoint en 1873.

Agathe MOTTET (en 1853)
Femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, elle décède en 1853. Sur sa tombe visible au cimetière St-Véran, on peut lire " la berceuse des enfants de France ".

Dom PERNETY (en 1796)
Fonda la secte des " Illuminés d’Avignon " où il se réfugie vers 1785, suivant les préceptes du suédois mystique Swedenborg. Il meurt en 1796 dans la demeure d’un de ses adeptes, place des Trois-Pilats.

Joseph ROUMANILLE (en 1891)
L’un des fondateurs du Félibrige. Surveillant à la pension Dupuy (7 rue Louis Pasteur), en octobre 1845, il y rencontre le jeune élève Frédéric Mistral auquel une amitié fraternelle le liera jusqu’à sa fin (24 mai 1891).

Mademoiselle de SOMBREUIL (en 1823)
Epouse de Monsieur de Villelume, commandant de la succursale des Invalides d’Avignon (Hospice St-Louis). Célèbre pour avoir bu " un verre de sang " afin de défendre son père. Tombe au cimetière St-Véran, mais le coeur de cette héroïne de la Révolution repose dans une urne de la chapelle des Invalides de Paris, dont son père fut gouverneur.

Avignon, comme lieu de séjour ou de visite

Jean ALTHEN (1709-1774)
Johannes Althounian quitte son Arménie natale pour Marseille, puis Avignon (1756). C’est à cet agronome que l’on doit la réintroduction de la culture de la garance dans le Comtat Venaissin, à l’origine d’une industrie fructueuse. Les Avignonnais en remerciement lui firent ériger une statue de bronze, en 1847, au sommet du Rocher des Doms. Fondue pendant la dernière guerre, la statue a pu être réinstallée en 1988 grâce à une souscription nationale de la communauté arménienne.

Elisabeth BARBIER (1911-1996)
De son vrai nom Renée Guérin, épouse du médecin Raymond Barbier, elle s’installe à Avignon en 1936 au 22 rue Guillaume Puy où elle écrira une grande partie de son oeuvre, devenue " Elisabeth " en 1947. Dès 1950, elle collabore avec Jean Vilar et, pendant plus de 15 ans, ses chroniques sur le Festival de théâtre d’Avignon font merveille. Parallèlement à son activité théâtrale, son oeuvre romancée la plus connue, Les gens de Mogador, relate sur plusieurs générations la vie d’une famille liée au domaine -imaginaire- de Mogador près d’Avignon. Membre du Prix Femina en 1958, elle est l’amie d’Isabelle Rivière (soeur d’Alain-Fournier), de Marguerite Yourcenar, de Pierre Boulle, autre illustre avignonnais. Elle s’éteint en 1996 dans sa belle demeure du 22 rue des Trois-Colombes.

Maurice BARRES (1862-1923)
L’écrivain qui fréquente le palais du Roure et fait de fréquents séjours avignonnais, aime à se promener dans le cimetière St-Véran dont il admire les frondaisons et " la paix naturelle ". " Au bout d’une petite avenue qu’orne, à l’entrée, un mûrier d’Espagne, j’ai visité la tombe de Stuart Mill ".

BONAPARTE (1769-1821)
Le capitaine Bonaparte séjournera plusieurs fois à Avignon, notamment au 21 de la rue Calade ( rue Joseph Vernet) dans la Maison Bouchet. En août 1793, il met à profit son repos forcé dû aux fièvres pour rédiger une brochure de propagande anti-fédéraliste, le Souper de Beaucaire. En mai 1798, devenu général, il fait étape à l’Hôtel du Palais National, 21 place Crillon, avant de s’embarquer vers l’Egypte. (Dans ce même Hôtel, redevenu Hôtel du Palais Royal, se situera l’assassinat du maréchal Brune). Bien plus tard, le 25 avril 1814, l’Empereur déchu, de passage vers l’île d’Elbe, échappe de peu à la populace déchaînée, porte St-Lazare.

César BORGIA (1475-1507)
Le fils du pape Alexandre VI fut reçu en grande pompe, en 1498, par le cardinal Julien de la Rovère, archevêque de la ville et futur pape Jules II dans son Petit Palais (palais archiépiscopal).

Jean CADARD (?-1449)
Médecin des enfants du roi Charles VI, puis "conseiller et premier physicien" du roi Charles VII, il vient s’installer à Avignon en 1423 où il se fait construire une grande demeure dans le quartier des fusteries. Il y accueille entre autres, en 1441, Dunois, bâtard d’Orléans. Sa chapelle érigée dans l’église des Célestins était décorée par un retable, Notre-Dame de Miséricorde, peint par Enguerrand Carton, aujourd’hui conservé au musée Condé de Chantilly.
La maison Cadard est visible rue St-Etienne.

CHATEAUBRIAND (1768-1848)
A la Toussaint 1802, l’auteur des Mémoires d’Outre-tombe vient enquêter sur une contrefaçon de ses oeuvres (" Atala " et " Le Génie du Christianisme ") réalisée dans une imprimerie locale. " Reconnaissant son bâtard ", il le légitime par "une seconde édition".

Louis Berton de CRILLON, dit LE BRAVE (1541-1615)
Valeureux militaire, compagnon d’armes du roi Henri IV auquel le lie une solide amitié, il revient en 1602, couvert de gloire et de blessures, à Avignon, berceau de sa famille. Son tombeau est visible dans la cathédrale Notre-Dame des Doms.

Alphonse DAUDET (1840-1897)
Son premier contact avec la cité avignonnaise a lieu en 1855, il a alors 15 ans. En novembre 1861, avant son départ pour l’Algérie, il y revient avec Frédéric Mistral et rencontre les félibres qu’il admire.

Laurence DURRELL (1912-1990)
L’écrivain fixé à Sommières en 1957 fait de fréquents séjours dans la cité, " site parfait pour des aventures aberrantes ", qui devient le centre de sa seconde somme romantique, " le quintette d’Avignon " (1974-1983).

Jean-Henri FABRE (1823-1915)
De 1866 à 1873, le célèbre entomologiste fut conservateur du Musée d’histoire naturelle alors installé dans les dépendances de l’ancien couvent de St-Martial, où il reçut entre autres la visite de Louis Pasteur.

FABRE D’EGLANTINE (1750-1794)
L’homme politique et compositeur, auteur de pièces de théâtre, fut le directeur de la Comédie, place Crillon, en 1785.

FRANCOIS I° (1494-1547)
Le roi de France honora la ville de sa présence à son retour de Marignan, en février 1516, puis en septembre 1524 et en août 1533 se rendant à Marseille afin d’y rencontrer le pape Clément VII : il est alors l’hôte du cardinal Hippolyte de Médicis, au Petit Palais. Durant son séjour, il visite le couvent des Cordeliers et sur la tombe de Laure dépose quelques vers célébrant les amants célèbres. En septembre 1536, lors de la seconde invasion de la Provence par les Impériaux, son armée occupe la ville et les alentours. En août 1542, il fait étape sur la route qui le mène à Narbonne.

Elzéar GENET (1470-1548)
Musicien né à Carpentras. Chanoine de Notre-Dame des Doms, puis doyen de la collégiale de St-Agricol où il est enterré. Sa voix " suave et très habile " le destine comme chantre de la chapelle pontificale à Rome puis, avec Léon X, comme maître de chapelle. Son oeuvre musicale est redécouverte au XIX° siècle et prend place dans la liturgie avignonnaise et comtadine.

Victor HUGO (1802-1885)
Venant d’Aix-les-Bains, l’illustre voyageur fait étape le 25 septembre 1839, en compagnie de Juliette Drouet, et loge à l’Hôtel d’Europe, place Crillon. Un dessin du Palais des papes témoigne de sa visite.

JEANNE I°, de NAPLES (1326-1382)
La Reine Jeanne, accusée du meurtre de son premier époux André de Hongrie, vient se réfugier en Provence. C’est pourtant en compagnie de son cousin et nouveau mari, Louis de Tarente, qu’elle est accueillie par Clément VI dans le consistoire du Palais des Papes. Au cours de son séjour à Avignon où elle réside, près du couvent de St-Martial, elle vend la ville d’Avignon au pape Clément VI le 21 juin 1348 pour 80 000 florins d’or.

Athanase KIRCHER (1602-1680)
Ce savant personnage d’origine germanique enseigne l’astronomie au collège des Jésuites fondé dans l’ancienne livrée du cardinal Ceccano (actuelle médiathèque). Dans la tour médiévale qui subsiste, le père jésuite avait installé un observatoire astronomique et fait peindre, dans l’escalier, des projections uranographiques. L’un de ses élèves, François de Tonduty, seigneur de Saint-Légier (1583-1669) y calcula la latitude d’Avignon.

Franz LISZT (1811-1886)
Le virtuose donne deux concerts dans la cité, les 8 et 11 mai 1845 au cours desquels il joue des arrangements d’opéra (Norma, les Puritains, Guillaume Tell).

LOUIS XIV (1638-1715)
En mars 1660, le roi vient passer les fêtes de Pâques à Avignon. Dans la Grande Chapelle du Palais des Papes, il assiste à l’office des Ténèbres, puis, le lendemain, à la messe du Jeudi-Saint durant laquelle, selon la coutume, il lave les pieds de treize mendiants. Sa suite nombreuse trouve à se loger en divers endroits : la reine-mère, Anne d’Autriche et le duc d’Orléans, au Petit Palais ; la Grande Mademoiselle, à l’Hôtel Berton de Crillon (7, rue du Roi René) ; le prince et la princesse de Conti à l’Hôtel d’Ancezune (4, Plan de Lunel); les quatre secrétaires d’Etat, à l’Hôtel de Montaigu (37, rue du Four-de-la-Terre).

Stéphane MALLARME (1842-1898)
L’écrivain effectue plusieurs séjours (étés 1864 et 1866) où il se lie d’amitié avec les félibres, et plus particulièrement avec Théodore Aubanel. En octobre 1867, il est chargé de cours d’anglais au Lycée de garçons, et demeure alors au 8, place du Portail-Matheron. Il reçoit plusieurs amis parisiens comme François Coppée, Villiers de l’Isle-Adam et Catulle Mendès dont l’épouse n’est autre que la fille de Théophile Gautier. Le père de Théophile Gautier, marié à une avignonnaise, habitait rue Henri-Fabre. C’est à Avignon en août 1870 que se déroule la première lecture de son poème " Igitur ".

Cardinal de MAZARIN (1602-1661)
Nommé vice-légat d’Avignon de 1634 à 1637. Durant son séjour, il remarque le peintre Nicolas Mignard qu’il fait venir à Paris.

Prosper MERIMEE (1803-1870)
Récemment nommé Inspecteur des Monuments historiques, il visite en septembre 1834, Avignon et ses richesses patrimoniales qu’il contribue à faire connaître (Notes d’un voyage dans le Midi de la France). Il entretient une correspondance assidue avec Esprit Requien chez lequel il est reçu avec amitié. Dans la chapelle St-Martial du Palais des papes apparaît sa célèbre signature sous forme de graffiti.

Nicolas MIGNARD (1606-1668)
Le peintre troyen, grand ami de Molière, épouse une avignonnaise et effectue une partie de sa carrière à Avignon, décorant plafonds d’hôtels particuliers et réalisant des portraits ou tableaux religieux ornant églises et chapelles. Sa demeure avait été construite non loin du jeu de paume de son beau-père, rue des Masses (rue de la Bouquerie).

Frédéric MISTRAL (1830-1914)
D’abord au pensionnat Millet, rue Pétramale, puis à la pension Dupuy, rue Louis Pasteur, où il se lie d’amitié avec Anselme Mathieu et l’un des surveillants, Joseph Roumanille, futurs félibres.

MOLIERE (1622-1673)
Le comédien, en route vers Pézenas, s’arrête à Avignon en octobre 1655, puis de décembre 1657 à février 1658. Il y joue " L’Etourdi " et " Le Dépit Amoureux " dans un théâtre aménagé dans le jeu de paume du 22 rue des Masses (rue de la Bouquerie) appartenant au beau-père du peintre Mignard. Ce dernier se lie d’amitié avec le comédien et exécute plusieurs fois son portrait.

Joseph de MONTGOLFIER (1740-1810)
C’est à la fin de novembre 1782 que l’aîné des frères Montgolfier, Joseph, découvrit par hasard le principe de l’aérostation. Visitant sa clientèle avignonnaise (la famille de Montgolfier est un important fournisseur de papier pour les imprimeurs), Joseph loge au 18 rue St-Etienne, deuxième étage. Une nuit, désirant réchauffer sa chemise de nuit au-dessus d’un feu vif, il voit celle-ci se gonfler et s’élever rapidement dans les airs... Les premiers essais d’aérostation auront lieu dans la cour d’honneur de l’Hôtel de Villeneuve-Martignan (musée Calvet).

NAPOLEON III (1808-1873)
C’est le 24 septembre 1851 que le nouvel Hôtel de ville est inauguré par le prince Louis-Napoléon, Président de la République. En 1852, accueilli à nouveau par les Avignonnais en visite officielle, le prince-président arrive par le Rhône, en bateau à vapeur, puis, renouvelle par deux fois son intérêt pour la cité des papes : le 3 juin 1856 lors de la grande inondation qui emporte une partie des remparts entre la porte St-Roch et la porte St-Dominique. Les eaux ayant envahi une partie de la ville, l’empereur aborde en barque l’escalier de l’église St-Agricol servant de débarcadère. Les 7 et 8 septembre 1860, il revient avec l’impératrice Eugénie. Après un bal somptueux et un feu d’artifice, il visite la cathédrale et le Palais des Papes.

Jacques NECKER (1732-1804)
Le ministre des finances alors en disgrâce passe, avec son épouse et sa jeune fille (future Madame de Staël), l’hiver 1784-1785 chez le seigneur Louis de Brancas, dans son Hôtel particulier de la rue des Masses (13, rue Bouquerie). Cet hôtel sera acheté en 1796 par les Seguin qui y installeront leur imprimerie : c’est là, en 1859, que sera publiée la première édition de Mireio, de Frédéric Mistral.

Agricol PERDIGUIER (1805-1875)
Né à Morières-les-Avignon, ce menuisier tente de développer la solidarité entre Compagnons et devient l’apôtre du Compagnonnage sur lequel il écrit de nombreux ouvrages. Surnommé Avignonnais-la-Vertu. Sa statue due au ciseau de J.P. Gras est visible dans le square du même nom, en bordure du cloître St-Martial.

Francesco PETRARQUE (1303-1374)
Alors que la cour pontificale s’installe, la famille de l’illustre poète italien arrive en Avignon en 1313, pour s’établir ensuite à Carpentras. Pétrarque revient en 1326 attiré par le foyer culturel et artistique de la cité qu’entretient le mécénat des papes. Devenu l’ami de prélats fins et lettrés (Colonna, Cabassole), il est reçu à la Cour. C’est le 6 avril 1327, dans l’église du couvent de Ste-Claire, qu’il rencontre Laure. Immortalisée par les chants du Canzoniere, la jeune femme s’éteint en 1348, durant l’épidémie de peste noire. Sa tombe, au couvent des Cordeliers, fut prétendument redécouverte par l’humaniste Maurice Scève, et même visitée par François I°.

Jean-Philippe RAMEAU (1683-1764)
De nombreux musiciens étaient attirés par la renommée de la musique de la cathédrale de Notre-Dame-des-Doms. Nommé très jeune " mestre de musique " par le chapitre métropolitain, le 14 janvier 1702, Rameau ne reste que quelques mois dans la cité. A la mort de l’illustre musicien en 1764 une messe de Requiem y est célébrée en sa mémoire.

René d’Anjou (le Roi RENE) (1409-1480)
C’est en 1454 que le roi René épouse en secondes noces Jeanne de Laval. Passionné d’art et de culture, ce couple de mécènes comble la Provence de leurs bienfaits. De nombreux artistes décorent leurs royales résidences, comme à Avignon, (6, rue Pierre Grivolas) le peintre Nicolas FROMENT.

Duc de RICHELIEU (1585-1642)
C’est à Avignon que le cardinal tombé en disgrâce vécut son exil. Du 15 mai 1618 au 7 mars 1619, il s’établit au 9, rue de la Croix (Hôtel de Beaumont). Chaque matin, il se rendait dans la chapelle du couvent des Minimes à la porte St-Roch., (Notre-Dame du Miracle, rue Velouterie, façade refaite au XVIII° siècle).

Nicolas di RIENZO (1313-1354)
Le célèbre tribun de Rome, après avoir soulevé la ville contre le pape, vient faire amende honorable en Consistoire. Le pape Clément VI le retient au palais en captivité, de 1352 à 1353, dans la Tour de Trouillas.

Nicolas SABOLY (1614-1675)
Organiste de l’église St-Pierre, auteur de Noëls provençaux populaires réédités par Joseph Roumanille.

STENDHAL (1783-1842)
En juin 1837, l’auteur de Mémoires d’un touriste, loge à l’hôtel du Palais Royal, au 21 place Crillon, et visite la cité : le musée Calvet et son agréable jardin, le Rocher des Doms et sa vue magnifique, les rues qui lui rappellent l’Italie.

Eugène VIOLLET LE DUC (1814-1879)
L’architecte dépose de nombreux projets de restauration des monuments de la ville : en 1860, il projette de transformer, au Palais des papes, la Grande audience et la Chapelle clémentine en un unique vaisseau cathédrale. Il restitue par le dessin le ravelin du XVI° siècle de la porte St-Lazare qui vient d’être démoli et entreprend la restauration de la partie sud des remparts dès 1863. Il fait construire les tourelles flanquant la " porte de la République ", face à la gare.

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