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Informations pratiques
La maison Jean Vilar
 


L'Hôtel de Crochans

Vers 1330, le cardinal Pierre des Prés fait construire à proximité de l’actuelle place de l’horloge, un palais comportant plusieurs corps de bâtiments et des dépendances qu’il lègue au chapitre Saint-Pierre dont il a fait rebâtir l’église. Habitée ensuite par plusieurs prélats, cette demeure garde un temps l’appellation de « livrée de Thury », du nom de son dernier occupant, le cardinal Pierre de Thury mort en 1410. Elle devient, vers 1463, la propriété de la famille de Brancas.

En 1671, l’habitation principale est achetée par Louis Henri de Guyon, doyen de la Rote et consulteur du Saint-Office. Son fils aîné, seigneur de Crochans, maître de camp dans les armées royales, lui donne son nom et sa physionomie actuelle. A la Révolution, le bâtiment abrite l’administration du district d’Avignon ainsi que le Conseil général. La Préfecture l’achète en 1823 pour y loger l’archevêque d’Avignon, Mgr de Mons. Ce sera le siège de l’archevêché jusqu’à la séparation de l’église et de l’Etat en 1905. D’abord vacant, l’immeuble est ensuite occupé par divers services dont la mutualité sociale agricole, le dernier en date, avant de devenir propriété de la ville d’Avignon en 1974.

Son portail d’entrée, décoré d’emblèmes militaires, est attribué à Pierre Mignard. Les façades sur cour et sur jardin font l’objet d’une inscription à l’inventaire des monuments historiques. A l’intérieur du bâtiment, il subsiste un escalier de fer forgé ; quelques salons ont conservé les boiseries dorées d’origine. Racheté par la Ville, puis réaménagé, l’hôtel de Crochans abrite aujourd’hui la maison Jean Vilar.

La Maison Jean Vilar

Fondée en 1979 par une convention réunissant la Ville d’Avignon, l’Association pour une fondation Jean-Vilar et le département des Arts du spectacle de la Bibliothèque nationale de France, la maison Jean Vilar est dépositaire de l’œuvre du créateur du Festival et témoigne de son apport au théâtre contemporain, de l’aventure collective vécue chaque été à Avignon, de 1947 à 1971, et au Théâtre national populaire de 1951 à 1963. Au-delà de cette mémoire, la maison Jean Vilar inscrit son action dans le contexte plus large des arts du spectacle en mettant à la disposition du public les services d’une vidéothèque et d’une bibliothèque centre de documentation, tout en programmant régulièrement des expositions, des animations, des rencontres en liaison avec le spectacle vivant et la vie culturelle locale.

Ses collections sont constituées du fonds Jean Vilar qui concerne toute la vie et la carrière de l’homme de théâtre, et rassemble ses archives personnelles ainsi que les éléments relatifs aux spectacles qu’il a créés au Festival d’Avignon et au TNP : textes du répertoire, recueils de presse, contacts photographiques, affiches, programmes, enregistrement sonore des spectacles, environ deux mille costumes et maquettes de costumes réalisées par les peintres qui ont travaillé pour Vilar, notamment Léon Gischia, Marion Prassinos et Edouard Pignon. Les collections contiennent également un fonds général réunissant une centaine de revues, mille titres de vidéos et plus de vingt mille ouvrages (textes de pièces et études) sur le théâtre, l’opéra, la danse, le cirque, le mime, les marionnettes, le music-hall, les variétés, le cinéma, ainsi que tous les documents sur le Festival depuis 1971 (affiches, programmes, presse, photos, vidéos).

Festival d’Avignon

Le Festival d’Avignon est né en septembre 1947 à l’occasion d’une exposition d’art contemporain. Jean Vilar (1912-1971), invité à jouer dans la cour d’honneur du Palais des Papes présente trois spectacles et revient en juillet les années suivantes. Après sa nomination à la tête du théâtre du Palais de Chaillot en 1951, Avignon fait partie intégrante de son action et le nom donné à sa troupe est aussi celui de son programme : Théâtre national populaire (le célèbre TNP). Il se démet de ses fonctions parisiennes en 1963, conserve la direction du Festival où il ne fait plus de mises en scène, mais accueille d’autres créateurs, ouvre de nouveaux lieux, et introduit la danse, le cinéma, le théâtre musical.

De 1971 à 1979, Paul Puaux poursuit l’œuvre engagée. A partir de 1980, le Festival prend la forme d’une association de gestion présidée par le Maire d’Avignon. Sous l’impulsion de Bernard Faivre d’Arcier puis d’Alain Crombecque, il devient une véritable entreprise et une institution par sa notoriété. Parallèlement, les nombreuses compagnies qui de produisent en dehors de la programmation officielle se regroupent dans une autre association : www.avignonfestivaletcompagnies.com
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Vitrine du théâtre public, marché du théâtre, le Festival vit aujourd’hui dans le foisonnement des genres son rendez-vous annuel avec le public et les professionnels du spectacle. Il est dirigé depuis septembre 2003 par Hortense Archambault et Vincent Baudriller.

Informations pratiques sur la Maison Jean Vilar

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