Les conseils de quartiers


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Conseils de quartiers

    Avignon précurseur

La loi du 27 février 2002 créant les conseils de quartiers oblige les communes de plus de 80 000 habitants à « institutionnaliser » la notion de démocratie de proximité. Mais Avignon n’a pas attendu cette loi pour agir en la matière. Depuis de nombreuses années, des mairies annexes ont été ouvertes dans les différents quartiers de la ville, la dernière en date, celles des îles Barthelasse et Piot, ayant été inaugurée en mars dernier. Sur Montfavet, un comité consultatif regroupant des résidants et des élus montfavétains de la majorité et de l’opposition a été mis en place en 2001. Il remporte un franc succès. Par ailleurs, des services municipaux ont été « décentralisés » afin de coller aux besoins de la population et de décongestionner les services centraux. Ancêtre des conseils de quartiers, des relais de population avaient été créés, associant les habitants de chaque secteur au traitement des dossiers importants. L’intra-muros, par exemple, était divisé en quatre groupes de relais.
Ils sont aujourd’hui remplacés par un groupe de 18 conseillers de quartiers.

Encourager l’échange d’informations

Outils d’une démocratie de proximité, ces conseils de quartiers, présidés de droit par le maire et co-présidés par l’élu du quartier considéré, ont pour vocation de formuler des avis et des suggestions sur des thèmes divers touchant la vie quotidienne (cadre de vie, circulation, stationnement, sécurité, animation de la cité), de favoriser les liens sociaux et d’encourager l’échange d’information entre la population et l’administration municipale.

Mais ils n’ont pas vocation à prendre des décisions. Chaque conseil de quartier se réunira au moins deux fois par an selon un ordre du jour précis fixé par le président délégué.

« L’objectif de ces conseils est d’être un lieu de débat citoyen, non un lieu de débat politique, un lieu de propositions concrètes et non de confrontations idéologiques. Ces conseils ne doivent en aucune manière être des mini-conseils municipaux », avait précisé Marie-Josée Roig lors du conseil municipal du 10 février 2003 qui avait entériné la charte de fonctionnement de ces conseils.

Non ouverts au public, ces conseils de quartiers pourront toutefois, si l’ordre du jour le permet, inviter des présidents d’associations, des élus ou des représentants des forces vives de la ville, ceci à titre d’experts.

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