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. Présentation
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Histoire de la bibliothèque | ||||
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A la différence de la plupart des livrées avignonnaises, le bâtiment nous est parvenu dans un état de conservation remarquable. Il le doit à son utilisation comme collège de jésuites à partir de 1564, puis comme lycée après 1810 avec un intermède militaire pendant la révolution. Conçu comme une maison forte, lédifice ne présente pas douvertures au rez-de-chaussée. Lancienne porte dentrée est aujourdhui masquée par le bâtiment construit au XVIIIe s. par les jésuites, et accolé à la façade est. Le crénelage a été reconstitué daprès un élément resté en place. Les sections adultes occupent aujourdhui les deux grandes salles du bâtiment, dune longueur de trente mètres sur dix. Le décor peint des plafonds et des murs a été en grande partie conservé. Sur les murs, les peintures sont posées sans enduit, directement sur les pierres. Leurs différents décors montrent la division ancienne des volumes. Dans lactuelle salle de prêt, la partie sud conserve quelques éléments d’un simple décor de quintefeuilles. Le reste de la salle présente des arcs peints, à claveaux alternativement noirs et blancs, qui surmontent les blasons mille fois répétés des Ceccano ("de gueules à laigle éployée dargent"), et des Stefaneschi ("fascé dargent et de gueules, les fascé dargent et portant six croissants de gueules, 3,2,1"). Au fond de la salle, sur le mur nord, cinq arcs, en ressaut les uns sur les autres, soulignent la pente de lescalier qui montait à létage supérieur. Il débouchait au fond de lactuelle salle détude dans une salle dapparat qui a conservé son volume dorigine. Elle aussi est décorée dun champ de blasons où lon ne distingue plus guère que lécu maintes fois répété du cardinal Ceccano, écartelé de celui des Stefaneschi. Sur le mur nord, une immense fenêtre en tiers-point, ouverte sur le vide, na pas dautre équivalent à Avignon. Le plafond se signale par ses ais dentrevous (espaces entre les poutres) décorés dune pie, dont le nom toscan cecca- rappelle celui de Ceccano. Au centre de la salle détude, sous le plafond, se trouve un intéressant décor de poutres peintes en trompe-lil soutenant une frise où alternent des monstres et les blasons des Stefaneschi et des Ceccano.
De cette origine, elle doit son beau fonds de théologie, plusieurs manuscrits enluminés de premier plan, de très nombreuses éditions des XVe et XVIe s. souvent conservées dans leur reliure dorigine. Les dons qui se sont succédé depuis sa création ont équilibré les collections, lui apportant, avec Esprit Requien, le chanoine de Massilan et Victor Chambaud, un riche fonds dhistoire et de littérature avignonnaises et provençales ; avec Paul Mariéton et Edouard Raynolt, les uvres littéraires dont elle était presque totalement dépourvue. Les acquisitions judicieuses effectuées par la Fondation Calvet, dont a longtemps dépendu la bibliothèque, les " dons du ministère " et les notes de plusieurs érudits locaux ont constitué, au fil des ans, un remarquable fonds détude. Les collections ainsi rassemblées plus de 250 000 volumes imprimés, près de 7 000 manuscrits, un fond de dessins et destampes denviron 60 000 pièces parmi lesquelles il faut noter une collection diconographie religieuse, des recueils dex-libris, des portraits et des cartes, un fonds musical intéressant sont dun immense intérêt pour les chercheurs, historiens, historiens du livre et érudits locaux. Cette bibliothèque traditionnelle, qui correspondait mal aux besoins du grand public, a été complétée par des sections de prêt à domicile, de façon très modeste à partir de 1930 pour les adultes, et à partir de 1948 pour les enfants. La " lecture publique " na pris tout son essor quà partir du transfert de la bibliothèque dans les locaux de la livrée Ceccano et de louverture de la bibliothèque Jean-Louis Barrault. Quatre annexes et un bibliobus assurent par ailleurs la place du livre dans lensemble du tissu urbain avignonnais. |
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