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Montfavet
   


Départ place de l’Horloge

Cette place est le cœur d’Avignon, le lieu le plus animé de la ville. La place de l’Horloge reprend approximativement l’emplacement du forum romain, mais son visage actuel date du siècle dernier. Le théâtre devant lequel veillent Corneille et Molière date de 1847. L’hôtel de ville, édifié à la même époque, entre 1845 et 1851, occupe l’emplacement d’un ancien palais cardinalice. Cette livrée qui garda le nom de son dernier occupant le cardinal d’Albano, fut acquise en 1447 par les syndics d’Avignon pour en faire la Maison Commune. De son passé lointain, la mairie a conservé la vieille tour fortifiée, transformée au Xve siècle en beffroi muni d’un jacquemard et d’une horloge qui valut son nom à la place.

Au bas de la place, dirigez-vous par la rue Favart vers la place Carnot

Cette place est l’ancienne place de la Saunerie, où se faisait le commerce du sel indispensable à la conservation des aliments. Elle jouxte la place Jérusalem qui était le centre du quartier juif appelé « la carrière. Les juifs, protégés des Papes, étaient obligés de résider dans ce quartier séparé du reste de la ville par trois portails.

Admirez sur votre gauche le chevet de l’église Saint-Pierre. Le clocher et la façade ont été reconstruits entre la fin du XVe siècle et le début du XVIe siècle. La permanence du style gothique à une époque aussi tardive est la marque de la nostalgie des avignonnais pour les formes du siècle précédent, quand leur ville était capitale de la Chrétienté.

Au départ de la rue Carnot, empruntez la rue Armand de Pontmartin

Ce journaliste avignonnais a fait sa carrière à Paris à la gazette de France. Ici se tint durant tout le Moyen-Age, dans le cimetière Saint-Pierre, un marché aux bestiaux interdit dès 1355 du fait que les cochons déterraient les morts et les dévoraient. Dans cette rue se trouvait l’ancienne église paroissiale Saint-Symphorien, transférée à la Révolution dans l’église du couvent des Carmes.

Au bout de la rue, vous passez devant un magnifique portail du XVIIIe siècle. Rejoignez la rue Sainte-Catherine

Le portail de la rue Armand de Pontmartin est celui de l’ancien monastère des dames cisterciennes de Sainte-Catherine. Installées à l’origine à Montdevergues, elles s’établirent à l’intérieur des remparts au XIIIe siècle par mesure de sécurité.

Au n° 8 de la rue Sainte-Catherine, le théâtre du Chêne noir occupe l’ancienne chapelle du monastère. Le seul ornement de la façade est la rose dont le remplage dessine l’étoile de David.

Par la rue des Trois-Pilats et la rue Lafare, vous débouchez sur la place du Grand-Paradis

Dans un angle de cette place se dressent les vestiges de la chapelle des Pénitents Violets, dédiée à « Jésus-Marie-Joseph ». La confrérie est fondée en 1662 par des dissidents de la confrérie des Pénitents Bleus. La façade a été refaite en 1740 sur les plans de J. B. Péru. Un temps rattachée aux Pénitents Noirs, puis rétablie, la confrérie est définitivement supprimée à la Révolution et ses biens vendus à des particuliers.

Prenez à gauche du lycée Aubanel, la rue Saint-Joseph

Elle a été baptisée ainsi en 1843 en souvenir du couvent des Carmes Déchaussés fondé en 1608 sous le vocable de Saint-Joseph. Remplacé au siècle dernier par le monastère du Sacré-Cœur, c’est aujourd’hui le lycée Théodore Aubanel.

Vous longez les remparts Saint-Lazare. Presque toutes les villes ont rasé leurs murailles au XVIIIe siècle et ont aménagé sur les anciens fossés une promenade plantée d’arbres. Avignon a conservé ses remparts car ils ont toujours constitué la seule défense contre les crues du Rhône, dont la dernière qui ait présenté une réelle menace pour la ville a eu lieu en 1962.

Rejoignez par la rue du Conduit Perrot, la rue Carreterie

Jusqu’à l’arrivée du chemin de fer en 1849, qui a entraîné le percement de la rue de la République dans l’axe de la gare et le transfert de l’activité économique au sud de la ville, la rue de la Carreterie (rue des Charretiers) était l’artère principale d’Avignon, de la porte Saint-Lazare à la place du Palais.

La porte Saint-Lazare était la porte majeure d’Avignon et la plus fortifiée. Elle recevait les « grandes entrées » des personnalités de marque. Ici sont passées Mariez de Médicis, Louis XIII, Mazarin, César Borgia… La porte s’écroula en 1570 lors d’une crue du Rhône et fut relevée. Les ouvrages défensifs (ravelin, pont-levis) ont disparu et une seconde ouverture fut percée pour dégager la porte existante.

Dans l’axe de la porte, au-delà de la place Saint-Lazare, engagez-vous dans l’avenue de la Synagogue

Il n’y a apparemment pas de lieu de culte israélite à cet endroit et rien dans l’histoire d’Avignon ne nous apprend que la communauté juive ait eu un rapport avec lui.

Ce quartier aujourd’hui résidentiel était très actif. La courbe des berges du Rhône forme ici un port naturel où venaient s ‘amarrer les grands radeaux de bois qui descendaient le fleuve. L’activité industrielle s’est longtemps maintenue : plusieurs centaines d’ouvriers venaient encore dans les années 50 travailler à la fonderie, à l’usine électrique ou a l’usine à soie Sipra, dernier fleuron de l’industrie textile avignonnaise.

Prenez tout droit la rue Girart de Roussillon. Un tunnel passe sous la ligne de chemin de fer et débouche sur la rue Clos des Trams, bordée de marronniers.

C’était ici la gare des tramways électriques qui, partant du centre-Ville, desservaient depuis 1895 Saint-Ruf, Monclar, les Rotondes, Sorgues et le Pontet. La mairie a racheté le réseau en 1932 pour le remplacer par un service de bus.

La rue rejoint la route de Lyon. De l’autre côté de la route commence le quartier Saint-Véran.

Le cimetière Saint-Véran est créé en 1824 sur des terrains achetés par la mairie à l’hospice. Il a été agrandi sept fois depuis, et exhaussé pour le protéger des inondations. L’entrée était initialement route de Lyon, mais pour des raisons de commodité on perça en 1838 l’entrée actuelle vers le boulevard Limbert.

Dans Saint-Véran sont enterrées plusieurs personnalités du Félibrige dont Théodore Aubanel, ainsi que Paul Saïn, Paul Manivet, John Stuart-Mill (que nous retrouverons plus loin), François-Vincent Raspail… Ici repose aussi Agathe-Rosalie de Rambeaud, femme de chambre de la reine Marie-Antoinette, « berceuse des enfants de France ».

Le quartier et le cimetière doivent leur nom au monastère des Dames Bénédictines fondé en 1140 sur la tombe de Saint Véran. Les religieuses abandonnent précipitamment leurs bâtiments en 1536 lorsque François 1er met le siège devant Avignon et établit ici son campement de 50 000 hommes.

La chapelle Saint-Véran est le seul vestige du monastère. Elle est encore en bon état mais incorporée dans les locaux d’une blanchisserie industrielle. Invisible depuis la route, on y accède par la première rue à gauche de la route de Morières.

Une fois sur la route de Morières, empruntez la première avenue à droite

L’avenue Boccace est dédiée au poète florentin, ami de Pétrarque, et auteur du célèbre « Décaméron ».

De l’avenue Boccace, sur la gauche, part le chemin de l’Anglaise. Ce personnage est la femme du philosophe anglais John Stuart-Mille. Au cours d’un voyage, elle meurt à Avignon en 1858, à l’hôtel d’Europe. Elle est enterrée à Saint-Véran. Pour ne pas la quitter, son mari achète une maison à proximité et vient se recueillir tous les jours sur sa tombe jusqu’à sa mort en 1873. En 1961, sa maison est rasée pour laisser la place à des immeubles de logement. Seule l’allée de platanes est conservée.

Au croisement de l’avenue Bocacce et de l’avenue de la Folie, un muret est tout ce qu’il reste du Moulin de la Folie, sur le canal de l’Hôpital, détruit en 1986. C’était un bâtiment du XVème siècle qui remplaçait un édifice bien plus ancien. Il possédait au XVIIIème siècle un riche décor de statues, d’inscriptions, de bustes allégoriques. Cette ornementation avait disparu mais le moulin conservait des niches et de belles fenêtres à meneaux. Son nom mystérieux provient de la déformation de son utilisation primitive : le foulage des pièces de draps, à l’aide de marteaux, afin de leur donner plus de souplesse.

Continuez tout droit jusqu’à l’avenue de Wetzlar

Cette cité d’Allemagne est la première ville jumelée avec Avignon en 1960, sous la municipalité Edouard Daladier. Cette union hautement symbolique sera à l’origine du comité de jumelage qui lie aujourd’hui Avignon à neuf villes d’Europe, d’Afrique et d’Amérique.

Sur l’avenue de Wetzlar, prenez à gauche un petit chemin qui longe un canal bordé de platanes

Ce chemin débouche près de l’église moderne Saint-Jean, dans un agréable quartier dont les rues ont reçu les noms de grands prélats de la cour pontificale d’Avignon. La rue Annibal-de-Ceccano est dédiée au Cardinal-Archevêque de Naples dont la livrée, qui a accueilli l’ancien collège des Jésuites, est aujourd’hui la médiathèque municipale.

Au bout de la rue Annibal-de-Ceccano, entrez dans un jardin public. Prenez à gauche un chemin de terre et longez le canal de Vaucluse. La piste cyclable passe sous la rocade Charles-de-Gaulle, et poursuit jusqu’à l’avenue du Pont-des-Deux-Eaux.

Empruntez le rond-point, devant la clinique Urbain V, traversez le parking du centre commercial. Une fois de l’autre côté, traversez la rue Mélinie et Missak Manoukian, martyrs de la Résistance, et pénétrez dans le parc Chico-Mendès.

Une large allée de platanes conduit au portail du mas du Clos de la Sacristie. Ce domaine était à l’origine propriété du chapitre de la cathédrale. A côté du mas se trouve le Moulin Neuf, sur le canal de l’Hôpital. La mise en valeur du moulin et du canal en font l’ornement majeur de ce vaste jardin paysager. Cet espace vert est le meilleur hommage qui puisse être rendu à Chico Mendès, assassiné en 1981 pour avoir combattu la déforestation de l’Amazonie.

Dans le quartier du Pont-des-Deux-Eaux, les eaux du canal de l’Hôpital et du canal de Vaucluse se croisent. Elles étaient franchies par un pont de bois attesté dès 1291. Depuis le Moyen-Age, tous ces canaux, sorguettes ou durançoles, convergent vers Avignon. Ils traversaient la ville à ciel ouvert, comme encore aujourd’hui dans la rue des Teinturiers.

Les canaux, aménagés de nombreux moulins, utilisaient la force du courant pour diverses activités : le broyage des céréales bien sûr, mais surtout pour les multiples opérations de la fabrication des textiles, qui ont fait la fortune de la ville aux XVIIème et XVIIIème siècles.

Vous pouvez pénétrez à l’intérieur du parc et profiter du parcours-santé qui y a été aménagé.

Quitter le parc Chico Mendès et tourner à droite dans la rue Georges Braque. Continuer la rue Georges Braque jusqu’à la traverse de l’Amandier. Prendre ensuite à gauche le chemin du Grand Riban en empruntant la voie réservée aux cyclistes. En suivant la même direction, vous prenez le chemin des Amants d’Avignon. L’itinéraire vous amène à prendre à droite le chemin Saint-Ange

Toutefois, il vous est conseillé auparavant de faire un détour et prendre à gauche l’autre portion du chemin Saint-Ange qui recèle deux lieux d’un grand intérêt, intimement liés à l’histoire de Montfavet : l’institut Saint-Ange et la Tour d’Espagne.

Quelques centaines de mètres plus loin, sur la gauche, au n° 1001 chemin Saint-Ange, vous découvrez le château Saint-Ange. Fondée à Villeneuve-les-Avignon en 1869 par l’abbé Grimaud et Madame Meissonnier, l’institution Grimaud-Meissonnier fut transférée à Avignon en 1879 et définitivement installée le 1er octobre 1900 au château Saint-Ange à Montfavet, ancienne école de Jésuites. Cette institution recevait des sourds-muets, des bègues et des enfants anormaux des deux sexes. En 1907, on dénombrait 103 enfants. La durée des études était de 8 ans. C’est l’abbé J. B. Fouque à travers son association « L’œuvre de l’enfance délaissée » qui redonna un nouvel essor à l’institution à partir de 1924, année où l’association fit l’acquisition du domaine Saint-Ange.

En 1944, le commandement de la Luftwaffe (armée de l’air allemande) pour le sud de la France s’installa au château, et fit placer des batteries anti-aériennes (Flak) à proximité des bâtiments. La brièveté de ce séjour et le secret dont il fut entouré expliquent l’absence de réaction de la chasse alliée, et cela évita la destruction du bâtiment. Début 2000, l’Institut médico-éducatif Saint-Ange prend en charge 60 enfants internes ou demi-pensionnaires.

Quelques centaines de mètres plus loin, sur la droite on aperçoit la Tour d’Espagne. Dernier vestige du monastère de Sainte-Praxède fondé vers 1346, la Tour d’Espagne se dresse à quelques centaines de mètres au Nord-Ouest de l’église, que nous découvrirons un peu plus tard. Son fondateur, Pedro Gomez, co-légat de Bertrand de Montfavet en Angleterre, était originaire de Tolède. Nommé cardinal au titre de Sainte-Praxède en 1327, il fut surnommé le cardinal d’Espagne. Décédé à Avignon en 1348, il fut enterré, selon ses désirs, dans l’église de son monastère.

En 1398, la trentaine de religieuses qui occupaient le monastère alla se réfugier à Avignon en raison de la grande insécurité des temps. Benoît XIII convertit leurs bâtiments en forteresse et y installa une garnison pour la défense d’Avignon.

Dix ans plus tard, Pierre Adhèmar, gouverneur d’Avignon et du Comtat approuva définitivement le transfert du monastère des religieuses de Sainte-Praxède et les autorisa à employer aux réparations de leur nouvelle résidence les matériaux de leur ancien monastère, dit d’Espagne. Ce dernier, soixante ans après sa fondation, était en ruine suite à l’occupation des hommes d’armes ; sa restauration aurait nécessité des sommes colossales que les religieuses n’étaient pas en mesure de fournir. Au cours des XVe et XVIe siècles, les dégradations continuèrent, les gens venant en toute quiétude prendre les pierres utiles à la construction de leurs maisons.

En 1596, Mgr Taurusi, archevêque d’Avignon, vendit une partie du monastère. Furent conservés la sacristie, la chambre au-dessus et l’escalier y conduisant. Saisie comme bien national, la Tour d’Espagne fut vendue avec les terres adjacentes le 12 vendémiaire de l’an III, pour 66 200 livres.
Elle a été inscrite à l’Inventaire supplémentaire des
Monuments historiques en 1953.

Vous revenez maintenant en arrière afin de retrouver l’itinéraire initial. A l’extrémité du chemin de Saint-Ange, vous prenez à gauche l’avenue d’Avignon.

En arrivant dans le centre de Montfavet, vous longez sur votre droite la façade ouest de l’église Notre-Dame-de-Bon-Repos.

Le prieuré de Montfavet mérite d’être évoqué un peu longuement. Le cardinal Bernard de Montfavet, né à Castelnau-Montratier (Quercy) vers 1270, décéda au début de l’an 1343. Ses exécuteurs testamentaires furent chargés d’ériger un monastère dans la propriété « Bon repos » qu’il avait acquise en 1341, au lieu-dit « Clos des Rivans ». Un prieur et 24 chanoines réguliers de Saint-Augustin devaient, selon les volontés du défunt, le desservir.

L’an 1347 vit l’installation des chanoines dans le monastère qui, voué à la Vierge, pris le nom de « Notre-Dame-du-Bon-Repos ».

Dans son livre « Evocation du vieil Avignon », Joseph Girad décrivait l’église de Montfavet ainsi : « Beau vaisseau d’une grande sobriété de lignes, présentant le plan à nef unique et chapelles latérales du type languedocien et provençal qui sera adopté quelques années plus tard pour l’église Saint-Didier d’Avignon. Mais à Montfavet, la nef est dépourvue de piliers et la retombée des nervures se fait sur des culs-de-lampe sobrement sculptés ». Il ajoute un peu plus loin : « L’extérieur de l’église de Montfavet, est, comme l’intérieur, semblable à celui des églises méridionales de cette époque. La flèche du clocher était primitivement semblable à celle de l’église Saint-Didier ; elle a été refaite sous le second Empire, dans un style néo-gothique de fantaisie ».

Le service religieux fut assuré par les Récollets de 1613 à 1759, puis par les Capucins de 1759 à la Révolution. En 1801, l’église fut rendue au culte.

Lieu de culte, lieu de rencontre, l’église joua un rôle important sur le plan social et culturel au XIXe siècle. Les jeux et les fêtes se déroulaient quant à eux sur la place de l’église, notamment les concours de lutte.

Pour terminer on indiquera que Bertrand de Montfavet fut enterré dans cette église de même que son ami Richard de Widmundrwold, avocat anglais mort en 1356. L’église n’a pas gardé leurs dalles funéraires, déjà effacées en 1850. En revanche, il est possible de voir la dalle funéraire de Pierre de Cohorn, gentilhomme suédois, qui exilé en France, vécut pieusement à Montfavet où il mourut le 10 juillet 1479.

L’église de Montfavet a été classée monument historique en 1908.

Vous continuez tout droit en empruntant l’avenue des Vertes Rives, puis vous prenez à droite le chemin de l’Onde et vous poursuivez tout droit par le chemin de la Roquette.
Ensuite vous prenez à gauche le chemin du Tarnagas puis à droite la route de Châteaublanc, et vous continuez tout droit par la route de l’aérodrome.

Vous ne serez pas surpris de découvrir devant vous les pistes de l’aéroport d’Avignon-Caumont. Retraçons l’histoire de cet aéroport.

Les terrains nécessaires à la création de l’aérodrome ont été acquis le 26 mai 1937 par décision du ministère de l’Air. Ce site a été choisi par rapport à d’autres projets, comme l’aérodrome d’Avignon-Pujaut déjà existant, parce qu’il a été considéré comme supérieur au triple point de vue de la valeur d’usage aéronautique, de la qualité du sol, et de la facilité d’accès.

Après l’avoir utilisé pendant plusieurs années pour le transport du frêt, la ville d’Avignon a décidé en 1964 d’aménager le terrain d’Avignon-Châteaublanc en aérodrome commercial afin de permettre à une ligne régulière d’avion légers d’amener les voyageurs sur la piste d’envol de Marignane pour des vols à destination de Paris, assurant ainsi une correspondance extrêmement rapide (12 minutes).

L’aéroport qui a accueilli en 1998, 132 000 passagers doit faire face aujourd’hui à la sévère concurrence des aéroports voisins (Nîmes, Montpellier, Marignane).

Vous prenez ensuite à gauche le chemin des Félons qui longe l’aérodrome

Peut-être faut-il chercher l’origine du nom attribué à ce chemin dans l’affreuse tragédie qui s’est déroulée il y a plus de trois siècles et dont la malheureuse héroïne fut Diane de Roussan de Châteaublanc.

Diane passa sa prime jeunesse dans la propriété familiale de Châteaublanc, puis on la maria en 1647, à l’âge de 13 ans , à Dominique de Castellane d’Ampus, gouverneur de Saint-Tropez. Malheureusement ce dernier envoyé en mission en 1656, périt dans le naufrage de sa galère.

En 1659, la jeune veuve se remaria avec le baron Charles de Ganges. Son grand-père, Melchior de Joannis testa en sa faveur quatre ans plus tard, lui laissant la somme considérable de 500 000 livres, mais à la condition qu’elle n’irait jamais habiter dans le Languedoc et par cela même à Ganges. Contrainte par son mari, volage, brutal, égoïste et joueur, à quitter Avignon, Diane fit auparavant son testament devant le vice-légat, y déclarant qu ‘elle ne transgressait les volontés de son grand-père que par la force, et que tout autre testament qui pourrait lui être imposé serait nul.

Le marquis de Ganges et deux de ses frères, tentèrent, par la douceur, par la violence, la persuasion, de connaître le contenu du testament du grand-père de Diane et de la somme héritée par celle-ci. L’un des frères, l’abbé Henri de Ganges, força la jeune femme à signer un testament en faveur de son mari, puis plus tard lui extorqua un nouveau testament paraissant plus vraisemblable, Diane testant en faveur de ses enfants, mais indiquant que leur père en bénéficierait jusqu’à leur majorité. C’est alors qu’ayant peur d’une indiscrétion, l’abbé voulut l’empoisonner. Bernard de Ganges lui appuyant la pointe de l’épée sur la poitrine, Henri ayant un pistolet braqué sur elle, Diane dut boire une horrible mixture faite d’arsenic et de sublimé trempés dans de l’eau forte.

Laissée seule, Diane, en dépit de ses souffrances, s’habilla et s’évada pour se réfugier dans une maison amie où elle ne tarda pas à être rejointe par les deux frères complices. Bernard lui enfonça son épée dans l’épaule où elle se brisa. L’abbé déchargea son pistolet sur elle… En dépit de son empoisonnement et de ses graves blessures, Diane vécut encore trois semaines, dans des souffrances atroces, pour mourir le 7 juin 1667.

Le marquis, absent mais supposé être l’instigateur du crime, fut dégradé de sa noblesse, ses biens furent, confisqués et il fut banni. Réfugié à l’Isle-sur-Sorgue, il y mourut à 99 ans…Des deux assassins, l’un s’enfuit en Hollande où il termina sa vie, l’autre fut tué en 1667 au cours de la guerre contre les Ottomans.

Vous prenez sur la droite le chemin des Meinajaries

Vous êtes ici sur le site de l’Agroparc, technopole régional d’Avignon. Définissons d’abord le terme de technopôle (au masculin) : « un technopôle est un site spécialement aménagé pour accueillir des entreprises de hautes technologies ou en favoriser la création ».

Agroparc, le Technopôle régional d’Avignon est un lieu de 200 hectares disposant de Centres de recherche, d’Instituts d’enseignement supérieur et d’entreprises. Ces trois composantes qui sont les piliers de la croissance d’un technopôle, ont sur Agroparc deux axes de développement : l’agro-alimentaire et les nouvelles technologies.

Vous arrivez maintenant à l’intersection avec la route de Marseille

Vous apercevez sur la droite un écriteau sur lequel il est inscrit « Réglisseries Florent ». Il s’agit là du dernier vestige d’une entreprise autrefois florissante. Evoquons l’histoire de cette entreprise chère au cœur des montfavétains.

Félicien Florent acheta en 1858 le fonds de commerce de MM. Deville et Chavent, fabricants de réglisse installés à Cantarel depuis 1854. Il loua les bâtiments de Cantarel jusqu’en 1877, année où il en fit l’acquisition. Ceux-ci se composaient d’une grande auberge et des écuries. Parmi d’autres activités très diverses, le jus de réglisse et sa commercialisation constituaient l’activité principale.

En 1860, Félicien Florent alla en Syrie se procurer du bois de réglisse. Sa société (Florent & Cie) monta cette année là une exploitation en Anatolie afin de pouvoir compter sur un autre approvisionnement régulier (et à grande échelle) de racines de cette plante. D’autres sources, notamment en Espagne et en Italie furent exploitées.

Dés 1865, on proposa de la pâte vanillée en boîte de 50 grammes aux épiciers, droguistes et pharmaciens. Cette pâte était fabriquée dans des bassines chauffées à feu nu et remuées à bras d’homme. Ce nouveau produit contribua à l’essor de la maison à partir de 1867.

Sa saveur, son arôme conquirent les foules, assurant indirectement de nombreuses heures de travail aux cartonnages de Valréas qui confectionnaient ces boîtes élégantes. A la fin des années 1860, la fabrication du jus de réglisse fut abandonnée, la réglisserie ne produisant plus que des pastilles.

En 1880, Paul Florent remplaça son père à la tête de la maison. A cette date les anciens locaux avaient disparu et une usine nouvelle, s’élevait à Cantarel. Paul Florent en avait conçu l’outillage de même qu’il avait dessiné les plans de la cité ouvrière intégrée à l’ensemble : dortoir équipé de lits individuels (rares à l’époque), réfectoire pouvant accueillir deux cents personnes, infirmerie. Paul Florent avait la réputation d’être un patron éclairé, conscient de la pénibilité des tâches confiées au personnel.

La réglisserie fonctionnait à plein rendement de l’automne au printemps : l’été seul le personnel d’entretien restait sur place, les autres redevenaient paysans.

Paul Florent fit connaître le nom de Florent au-delà des frontières. L’Europe entière consomma les pastilles produites à Cantarel. La commercialisation de la réglisse sous d’autres formes accrut la notoriété de la société.

Au décès de Paul Florent en 1908, c’est son gendre Alexandre Poirson qui assura la gérance de la réglisserie. A partir de 1970, la vétusté des lieux rendait inévitable son absorption par un groupe de dimension internationale (Ricqlès-Zan). Le 30 novembre 1975, après 121 années d’existence, la réglisserie ferma ses portes.

Après avoir franchi l’intersection avec la route de Marseille, vous apercevez sur votre gauche un établissement scolaire, à l’architecture contemporaine : il s’agit du lycée agricole François Pétrarque.

Cet établissement a été inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques en 1989 en raison de l’intérêt présenté par ce lycée pour l’histoire de l’architecture formelle de la seconde moitié du XXe siècle.

Le lycée François Pétrarque, construit de 1964 à 1966 a été conçu et réalisé par l’un des élèves de Le Corbusier, Monsieur Roland Bechmann.

Le lycée dépend du Ministère de l’Agriculture et comprend un cycle secondaire d’enseignement général et technologique ainsi qu’un cycle supérieur avec 6 classes de brevet de technicien supérieur agricole (viticulture-œnologie, industries agro-alimentaires et horticulture).

Vous empruntez le chemin de la Castelette. On pénètre ici dans la ceinture verte d’Avignon. Vous prenez ensuite le chemin de la Sourdaine.

Vous allez longer sur votre gauche pendant quelque centaines de mètres la nouvelle ligne du TGV Méditerranée. Profitons de l’occasion pour présenter ce qui aura été le plus important chantier d’Europe de ces dernières années débouchant en 2001 sur la mise en service du dernier tronçon de la ligne Paris-Marseille.

Long de 250 km, l’ensemble du chantier aura coûté 25 milliards de francs, et aura nécessité la construction de 500 ouvrages d’art dont une vingtaine de grands viaducs et trois nouvelles gares monumentales (Valence TGV, Avignon TGV et Aix-en-Provence TGV).

Le relief accidenté du parcours et les contraintes sur l’environnement ont amené la SNCF à construire de nombreux murs anti-bruit, planter plus d’un million d’arbres et doter certains ouvrages de protections antisismiques.

Le double viaduc d’Avignon constitue le véritable nœud ferroviaire du TGV Méditerranée, une branche allant sur Marseille, l’autre sur Montpellier. Il s’agit de deux exceptionnels ouvrages d’art jumeaux qui mesurent 1500 m chacun, et traversent le Rhône au sud de la Cité des Papes. De la plaine de la Courtine à une quinzaine de mètres au-dessus du sol jusqu’à la falaise des Angles, à plus de 50 mètres au-dessus du Rhône, ils relient ainsi le Vaucluse au Gard.

La ligne TGV passant à proximité du Centre hospitalier d’Avignon, une tranchée couverte d’une longueur totale de 1300 mètres permet d’effacer toute perception visuelle et sonore des trains pour l’ensemble de l’établissement.

Au sud d’Avignon et en direction de Marseille, le tracé longe la Durance sur sa rive droite. Dans le quartier de Bonpas, sur les communes d’Avignon et de Caumont-sur-Durance, un viaduc ferroviaire, d’une longueur de 356 mètres, permet de franchir l’autoroute A7.

Buttant au pied de la colline qui abrite la chartreuse de Bonpas, dont l’ensemble du site est classé monument historique, le tracé disparaît en empruntant un tunnel d’une longueur de 303 mètres, et poursuit sa route vers Cavaillon.

Le TGV Méditerranée, à la vitesse de 300 km/h, place Avignon à une demi-heure de Marseille, à une heure dix de Lyon et à deux heures trente de Paris.

La mise en service du TGV Méditerranée avec la construction d’une gare TGV sur la presqu’île de Courtine, à la confluence du Rhône et de la Durance, dans laquelle sont attendus chaque année plus de 1 500 000 voyageurs, conforte la situation d’Avignon comme carrefour de communication privilégié au cœur du sud méditerranéen et devrait entraîner un développement de la Ville dans le périmètre concerné.

Vous prenez sur la droite le chemin du canal, puis vous poursuivez par le chemin de Sourdaine

On est au cœur de la ceinture verte d’Avignon, au milieu d’exploitations maraîchères qui constituent une des principales richesses économiques de notre département.

Vous prenez ensuite à nouveau à gauche le chemin de Saint-Pierre de Fraisse, puis à nouveau à gauche l’avenue de la Croix Rouge. Avant d’arriver sur les rives de la Durance, prenez à droite le chemin de la Grande Chaussée, puis à gauche le chemin des Pêcheraies, puis à droite le chemin de la Coupe d’Or.

Chemin de la Coupe d’Or, dont l’orthographe serait due à l’altération de « Coup d’eau ». Effectivement, ce quartier borde la Durance, ce qui prend tout son sens. « Coupe d’or », vieielle application dont nous retrouvons mention sur un document d’avril 1276 sous la mention « Copedor ». En 1323, nous apprenons que l’endroit était planté en vignes.

En 1457, on écrivait « Copador », et en 1547 apparaît le nom actuel de la Coupe d’Or.

Prendre ensuite à gauche l’allés Saint-Martial.

Faisons ensuite un bref retour historique pour signaler qu’au Xve siècle, il est fait état à cet endroit d’un hôpital Saint-Martial d’Avignon consistant en une maison dotée d’un jardin avec 58 éminées de terre près de la Durance et 6 florins de revenus, à l’origine de l ‘appellation actuelle. Vers 1451, le pape Nicolas V réduisit le nombre des hôpitaux de la ville, et pour ce faire supprima Saint-martial, qui fut annexé dès lors à celui de Sainte-marie-Majeure situé près de la porte Saint-Michel.

Prenez à gauche la rue Joseph d’Arbaud

Ecrivain et poète provençal de grand talent, Joseph d’Arbaud est né à Meyragues en 1874 et décédé à Aix-en-Provence en 1950. Il fut également manadier, membre de la Nation gardiane et Majoral du Félibrige en 1918.
Parmi ses œuvres les plus connues, on peut citer «
le Laurier d’Arles » « La Bête du Vaccarès », « la Sauvagine » et « les Chants Palustres »

Prendre à droite au débouché de la route de Tarascon, et empruntez tout de suite à gauche le passage souterrain, afin de vous retrouver sur le côté droit de la route de Tarascon.

En prenant la contre-allée, vous apercevez sur votre droite le lycée polyvalent Philippe de Girard. En 2000, le lycée compte 4 hectares de superficie, 12 000 m2 d’ateliers et de laboratoires technologiques, 1125 élèves dont 300 étudiants, 140 professeurs, le Greta. C’est aussi 8 sections de baccalauréats, 5 sections de techniciens supérieurs, et des classes préparatoires aux grandes écoles.

Prendre à droite la rue Raoul Follereau

L’hôpital de la Durance ou hôpital Henri-Duffaut, a été construit en 1981 pour y transférer l’hôpital Sainte-Marthe. Le développement de la voirie dans ce quartier, laisse supposer que la ville portera d’ici quelques années ses habitations jusqu’au bord de la Durance.

Continuez par l’avenue Guy de Chauliac. Le chemin du viaduc rejoint le quartier « Terminus Monclar », autrefois terminus du tramway, à l’extrémité de l’avenue Monclar.

L’avenue suit le tracé de la Via Agrippa d’Arles à Avignon, qui franchissait la Durance à l’aide d’un bac. Si la voie romaine a conservé son importance au nord de la ville, puisqu’elle est devenue la route de Lyon, elle a été détrônée dans sa partie sud par la route de Tarascon.

Prenez à gauche l’avenue Eisenhower. Vous traversez le quartier Champfleury.

Au niveau de la rue Paul-Achard, sur votre droite, vous apercevez la flèche de l’église Saint-Joseph, conçue par l’architecte Guillaume Gillet. Elle est caractéristique de l’architecture sacrée des années 60, qui vise à trancher avec les volumes simples des barres de logements.

Portant dépourvu de monuments, Champfleury est un quartier particulièrement chargé d’histoire. Il naît en 1348 quand Clément VI achète un vaste terrain pour inhumer les victimes de la Grande Peste qui a décimé la moitié de la population. Jusqu’en 1393, 70 000 personnes y sont enterrées. Les fleurs déposées sur les tombes lui auraient valu le nom de «champ fleuri » .

Vers 1356, une chapelle est élevée, où passent les remparts. Elle est reconstruite plus loin en 1368. A ses côtés un hôpital pour les pestiférés est fondé en 1528. Saint Roch, protecteur de la peste, donne alors son nom au quartier.

Au siècle dernier, les bâtiments de l’hôpital sont transformés en caserne de cavalerie, la caserne de Salles, qui est l’actuel commissariat. L’ ancien cimetière de Champfleury, devenu cimetière Saint-Roch, sera utilisé à nouveau à partir de 1791 : les sept cimetières de l’intra-muros (un par paroisse) y sont alors transférés. Il servira jusqu’en 1824 seulement, car trop souvent inondé. Tous les ossements qui y furent recueillis, ont été transportés à Saint-Véran en 1833.

Vous arrivez face aux remparts

La porte Sainte-Roch est l’une des sept portes du rempart du XIVème siècle. Elle se trouvait à l’origine à l’emplacement occupé par les vannes. Ces vannes ferment les cours d’eau qui traversent la ville, se jettent ici dans les anciens fossés (ou canal de ceinture) puis rejoignent le Rhône. Elles sont installées en 1842 pour empêcher les eaux du Rhône de pénétrer dans l’intra-muros lors des crues. La porte est reconstruite en 1865 sur les plans de Viollet-le-Duc.

Passez par la porte, et prenez à gauche la rue Velouterie

A gauche, des immeubles récents ont été construits sur les anciens abattoirs datant de 1817. En face, voici la façade refaite au XVIIème siècle de l’église Notre-Dame-du-Miracle. Un homme condamné au bûcher sur l’Estel voisin pour un crime qu’il n’avait pas commis, implore la Vierge. Il est alors épargné par les flammes. Pour commémorer ce miracle, Jean XXII fonde cette église-collégiale en 1326. C’est dans ce bâtiment que se manifeste pour la première fois à Avignon un art pleinement gothique. En lisant la plaque apposée sur la façade, on apprend que Richelieu vint y dire la messe en 1618, lors de son exil avignonnais.

Suivez la rue Velouterie jusque devant le lycée Mistral.

Suivez la rue Velouterie jusque devant le lycée Mistral

Ici était installé un grand vivier dans lequel on déposait le poisson d’eau douce destiné à la table du souverain pontife. Le poisson était transporté vivant par le Rhône, dans des bateaux prévus à cet effet.

En 1547, une fabrique de velours est construite à son emplacement. Elle laissera son nom à la rue Velouterie.

C’est sur cette place, appelée « Estel », qu’avaient lieu les exécutions capitales. C’est ici également qu’en 1356, débarquèrent les ambassadeurs envoyés au pape Innocent VI par l’empereur de Constantinople.

C’est ici également qu’en 1356, débarquèrent les ambassadeurs envoyés au pape Innocent VI par l’empereur de Constantinople.

Passez devant la porte Saint-Dominique, tournez à droite pour prendre la rue Victor-Hugo

Le nom de Saint Dominique donné à cette brèche percée dans les remparts évoque le souvenir de l’ancien couvent des Dominicains, qui occupait la superficie de tout ce quartier.

C’était le plus grand et le plus prestigieux établissement religieux d’Avignon. On attribuait sa fondation en 1220, à saint Dominique lui-même. C’est ici que résidait le pape Clément V lors de ses voyages à Avignon.

L’église reconstruite en 1330 possédait trois nefs, dix-huit chapelles latérales et neuf autres chapelles donnaient sur le déambulatoire du chœur. Elle était la plus grande de la ville et la plus richement décorée. Elle vit le couronnement de Benoît XII et Clément VI, bâtisseurs du palais des Papes, ainsi que la canonisation de saint Thomas d’Aquin en 1323. Quatre-vingt cardinaux et cent quarante évêques y avaient leur sépulture. Transformée en fonderie après la Révolution, elle fut progressivement démolie dans la première moitié du siècle dernier dans l’indifférence générale.

Sur l’emplacement du couvent s’est progressivement constitué un quartier résidentiel où plusieurs grands industriels élevèrent d’imposants hôtels particuliers.
Au n° 17 de la rue Victor-Hugo, le Musée Louis Vouland est installé dans l’un de ces hôtels. Il abrite une collection prestigieuse de meubles et d’objets d’art datant des XVIIème et XVIIIème siècles. Louis Vouland légua son hôtel et sa collection à la Fondation de France à condition qu’il soit transformé en musée d’
arts décoratifs.

Continuez la rue Victor-Hugo. Traversez la rue Joseph-Vernet
Vous pénétrez, par la rue Petite-Calade, dans l’enceinte du XIIème siècle.

La place du Plan-de-Lunel appartenait à l’évêque d’Avignon. Elle était située entre la livrée de Cambrai (Musée Calvet) et la livrée de Poitiers (Hôtel de la Préfecture). Au centre de la place se dressait une croix ouverte.

Empruntez la rue Bouquerie. Vous débouchez sur la place Viala.

La place est bordée de deux magnifiques hôtels :
L’hôtel
Desmarets de Montdevergues devint propriété de Charles-Magne-Victorin Desmarets de Montdevertgues en 1785. Il fit reconstruire la façade. Au rez-de-chaussée une colonnade supporte le balcon. A l’étage, quatre pilastres soutiennent le fronton, où deux oiseaux des marais, armes parlantes de la famille, encadrent un écu.
Les travaux étaient à peine achevés lorsque éclate la
Révolution. L’immeuble passera dans les mains de plusieurs propriétaires avant de devenir le siège du Conseil Général de Vaucluse.

En face, se dresse l’hôtel de Forbin de Sainte-Croix. Son emplacement était occupé au XIVème siècle par la livrée de Poitiers. En 1475, Julien de la Rovère l’achète et y installe le collège du Roure qui fonctionna jusqu’au début du XVIIIème siècle.

En 1712, les bâtiments deviennent la propriété de J.B. Reynaud de Forbin de Galéans des Issarts, seigneur de Sainte-Croix, qui fait édifier l’hôtel actuel, composé de deux parties reliées par un arceau déjà existant au XIVème siècle. Siège de l’administration départementale à la Révolution, il est restitué à la famille de Forbin à la Restauration, puis acheté par la Préfecture de Vaucluse en 1822.

Passez sous l’arceau de la Préfecture et traversez la rue Saint-Agricol. Longez le chevet de l’église. A droite, par la rue Félicien-David, rejoignez la place de l’Horloge.

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