Pour une renaissance de la nature en ville
Notre regard de citadin n'est pas souvent accoutumé à voir des espaces publics envahis par la végétation. En réalité, de l'herbe plus haute ou des fleurs et des herbes sauvages en abondance sur les pelouses peuvent indiquer qu'il s'agit d'un habitat pour les insectes ainsi que de fleurs à butiner pour les insectes pollinisateurs. Et quand les surfaces artificielles sont gagnées par la végétation, cela répond à une volonté de réduire l'usage de désherbant et les opérations systématiques d'entretien. Une action bénéfique pour la végétation arborée, arbustive et de vivaces.
Trouver un juste équilibre
Ces nouvelles pratiques durables font que, désormais, chaque espace, parc et jardin d'Avignon est traité de façon différente en fonction des espèces végétales et de son environnement, avec ses contraintes. L'objectif de ces mesures est de trouver un équilibre entre les besoins du public et les contraintes écologiques, techniques et économiques. Si cette méthode de gestion nouvelle traduit une volonté de lutter contre les pollutions, elle se propose également de diversifier les espaces verts dans la ville et de favoriser le retour de la nature en ville.
La gestion différenciée
La gestion différenciée enclenchée depuis au moins 1984 dans certaines villes (Rennes, Strasbourg, Besançon, Barcelone, Turin, Ballerup, Copenhague...) est en effet une méthode visant à apporter un mode d'entretien différent selon son usage, sa composition spatiale et végétale (horticole et naturelle). Parmi ces nouveaux modes de gestion, davantage de massifs paillés, (technique qui consiste à recouvrir,protégé le sol avec un paillage organique, minéral plus ou moins épais), une utilisation de plantes principalement indigènes.
Les objectifs de ces techniques et choix sont de :
- pour les plantes, de limiter au maximum l'usage de l'eau, résistances aux attaques parasitaires, un développement des plantes adultes adaptées à l'espace aérien et en sous sol.
- pour le paillage, d'endiguer l'érosion, la propagation de plantes adventices, le compactage,l'asphyxie des sols (favorise la vie microbienne du sol,la perméabilité et la capacité de rétention en eau).
La plantation de plantes vivaces et arbustives sera plus importante dans les massifs fleuris. Ce qui a pour effet de limiter les renouvellements annuels fréquents et coûteux (achats, production et interventions). Sur les espaces naturels identifiés,certains végétaux recevront une taille occasionnelle lorsque leur développement deviendra trop important.
Le fauchage tardif
Dans certains espaces verts composés d’essences naturelles ethorticoles de la ville d’Avignon, des zones ne seront plus tondues avant le mois de juin, puis en fin d’année. En effet, du printemps à l’été, 80% des espèces faunistiques se reproduisent dans ces milieux. Ainsi, coccinelles, papillons et oisillons peuvent se nourrir en toute quiétude. La fauche tardive et la création de massifs secs vont permettre de réduire l’utilisation de l’eau. Cette technique permettra l’introduction d’espèces endémiques qui n’ont jamais eu l’occasion de s’installer du fait d’une tonte systématique. De ce fait, cette pratique développe et améliore la diversité des espèces végétales et de sa faune.
Zéro phyto
Avec l’utilisation systématique des désherbants et autres produits phytosanitaires, on s’est habitué à l’absence de toutes herbes non maîtrisées dans nos rues, squares et allées. Pourtant, la présence de l’herbe dans l’espace public ne pose aucun problème de salubrité publique.
À noter : depuis janvier 2015, la Ville n’applique plus aucun herbicide. Cette pratique révolue laisse place à des méthodes alternatives de désherbage mécaniques ou manuelles, plus respectueuses de l’environnement, de la santé publique, de la ressource eau dans le sol et des nappes phréatiques.
La taille douce et raisonnée
Elle permet de favoriser et de respecter les formes naturelles des plantes, prenant ainsi en compte l’ensemble de son cycle végétatif jusqu’à sa floraison tout en participant au développement de l’activité faunistique. La taille douce ou raisonnée consiste essentiellement à conserver un port plus naturel du végétal plutôt que le contraindre à des formes tabulaires.
La mauvaise herbe ne pollue pas les nappes
Au contraire, elle apporte la diversité, change le paysage de certains espaces fortement minéralisés, participe à la restauration de certains équilibres écologiques.
Dispositif de surveillance et de mesure des ondes électromagnétiques
Le Gouvernement a décidé de renforcer la transparence et l’indépendance du financement des mesures d’exposition aux radiofréquences (émises notamment par les antennes relais de téléphonie mobile) réalisées à la demande des riverains ou des collectivités...

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